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Cloud computing : Analyse d'un cas réel

Cloud computing : Analyse d'un cas réel

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Une université australienne vient de communiquer son retour d'expérience suite à l'externalisation de près de 74.000 boîtes mail (31.000 étudiants, 37.000 diplômés, et 6.000 employés/professeurs). Après quelques mois d'expérimentation du service en ligne, l'université a décidé de faire marche arrière pour les usages internes. Les coûts réseau sont principalement mis en cause : Pourquoi faire un aller-retour vers des serveurs situés dans les nuages alors que l'on transmet un email à un collègue ?!

Si le Cloud Computing est un marché en croissance rapide, le Forrester nous a rappelé qu'il s'agit aussi d'un marché d'Early Adopters. Aussi, il est important de tirer des enseignements de ce type de témoignage :

1. Les Coûts

2 paramètres s'opposent en terme de coûts : maintenance versus bande passante, à ajuster en fonction de la criticité des applications ...

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A un gain en terme de maintenance des infrastructures (et dans une moindre mesure d'acquisition de serveurs et licences - ce coût reste globalement marginal par rapport à la maintenance) répond un coût croissant en terme de bande passante, mais aussi de sécurisation de la connectivité.

En effet, le coût de la bande passante croît d'autant plus fortement que les applications sont critiques. Les grands réseaux d'agences dans le monde bancaire et de l'assurance sont familiers de cette problématique, puisque certains choix d'architectures qui poussent à une centralisation totale des données exigent en contre-partie une garantie totale de la connectivité réseau, ce qui engendrent des coûts phénoménaux ("Baisse de la facture maintenance et augmentation de la facture France Télécom").

2. Les Usages

Ce qui vaut pour une population d' utilisateurs (étudiants) ne vaut pas pour tous (employés / professeurs).

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Je serai même tenté d'aller plus loin que l'article en distinguant 2 populations : les étudiants et les diplômés. Ces derniers auront tendance à n'utiliser leur messagerie universitaire que dans le cadre d'association d'anciens mais aussi pour rechercher au sein d'anciens échanges. On est ici dans l'un des usages cible du Cloud Computing : les utilisations peu fréquentes ne justifiant pas d'infrastructure dédiée et l'archivage.

Si l'on revient sur le cas de employés / professeurs, l'université a jugé qu'une informatique traditionnelle basée sur des serveurs et logiciels "à demeure" apporterait une meilleure ratio qualité de services / coût. Certes, c'est une illustration de la vision "Sofware + Services". Aussi, l'enjeu majeur dans ce cas mixte d'informatique à demeure et dans les nuages réside dans une bonne intégration des différentes solutions en terme de sécurité :

  • Au niveau authentification et autorisations, réussir à reposer sur des référentiels communs entre les 2 types d'installation, avec le recours notamment aux mécanismes de fédération d'identité type Windows Live Federation.
  • Mais aussi au niveau confidentialité : difficile de restreindre l'accès à un email vers un groupe de personnes tout en reposant sur des infrastructures hétérogènes ! Microsoft propose de faciliter ce scénario en proposant de mettre en oeuvre un logiciel commun flexible en terme d'hébergement. Dans l'exemple du scénario de l'université, en reposant sur une même technologie Exchange Serveur tantôt à demeure tantôt dans les nuages (avec une flexbilité dans le paramétrage "Standard" ou 'Dédié")

3. La Géographie

Tel qu'indiqué dans l'article, l'université laisse la porte ouverte à un ré-examen de sa position si les paramètres de connectivité venaient à évoluer.Ouverture d'un Data Center en Australie ?

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La localisation du Data Center constitue un élément d'autant plus important que l'interactivité est forte. L'ouverture de Data Centers dans le monde entier et en Europe pour ce qui nous concerne est à suivre dans les mois et années qui viennent.

Cependant, des éléments d'architecture (Bases locales pour cacher des données, Synchronisation vers tout type de référentiels - locaux, distants, hétérogènes) émergent pour pallier à la relative fragilité de la connectivité dans les nuages. Et lorsque les solutions technologiques s'essoufflent, la méthodologie prend le relais : je pense notamment à la mise en place de processus organisationnels paliatifs à une dégration du service (nous aurons l'occasion d'en reparler dans un billet que j'intitulerais l'Expérience du Lave Vaisselle").