Cloud Computing @ Microsoft France

Le système d'informationset les nuages

[Open Cloud Manifesto] L’interopérabilité dans les nuages

[Open Cloud Manifesto] L’interopérabilité dans les nuages

  • Comments 2

La toile s’est enflammée depuis Jeudi à propos d’un document à paraître ce lundi 30 mars intitulé “Open Cloud Manifesto”. Si tous les acteurs du Cloud Computing s’entendent à reconnaître une nécessaire interopérabilité des technologies du Cloud Computing, plusieurs voix se sont élevées pour contester le Manifesto et/ou annoncer qu’elles ne le ratifieraient pas.

Update : Estimant pertinent les arguments d'Amazon et de Microsoft notamment, plusieurs organisations se sont retirées du Manifesto. Si bien qu'au final, Amazon, Google, Microsoft, SalesForce et le CCIF (Cloud Computing Interoperability Forum) n'apparaissent pas parmi la liste des signataires. Pour autant ces organisations ont à nouveau souligné leurs initiatives et engagement pour un Cloud interopérable.

Qu’est-ce qui était contesté au juste ?

En premier lieu, le processus d’élaboration de l’Open Cloud Manifesto est remis en question. Le document aurait été rédigé par un petit groupe d’industriel, et il aurait été demandé aux signataires potentiels de l’accepter tel quel sans réelle possibilité ni processus pour l’amender ultérieurement. Pour couper court au débat sur le contenu de ce document “secret”, Geva Perry a pris les devants en publiant le manifesto dès Vendredi. Seule la liste des sociétés signataires demeure donc secrète, plus pour très longtemps : elle sera dévoilée Lundi sur le site http://www.opencloudmanifesto.org/.

Update : Soulignons l’amende honorable de Reuven Cohen sur un sujet aussi en vue et polémique, au travers du billet “Microsoft / CCIF update”, (CCIF = Cloud Computing Interop Forum).

“Going forward we will try harder to make sure there are clearer lines of communications in place to avoid this from happening again.
In our discussions it remains apparent that Microsoft was and still is committed to an open cloud ecosystem.” – Reuven Cohen - Enomaly

Par ailleurs, plusieurs sociétés dénoncent que c’est aller à l’encontre de l’innovation dans les nuages que de promouvoir des règles et processus de normalisation dans le cas d’une technologie qui est encore à l’état de devenir. Et certains de pointer du doigt l’expérience des spécifications WS-* !

Remarque : GoGrid estime à plusieurs centaines le nombre de standards nécessaires pour couvrir tout le spectre du Cloud Computing.

“One of my main takeaways from the CCIF meeting in January however was the notion that there are possibly hundreds of necessary standards.  With so many constituents (applications, platforms, infrastructure, resellers, vendors, ISVs, and more) we have a lot of ground to cover in the coming years to make cloud standards work.” - Randy Bias - GoGrid

Quel bilan tirer de ces premiers jours ?

Il y a fort à parier que ce premier éclat n’est qu’un prélude aux nombreuses discussions à venir autour de l’ouverture des technologies du Cloud Computing. Si vous êtes présent au Salon Linux semaine prochaine, une table ronde est dédiée sur le sujet “Cloud Computing : l’opensource à la rescousse”.

En l’occurence, ce Manifesto aura eu l’avantage de mettre en lumière le besoin d’interopérabilité dans les nuages, mais bien plus, il aura permis aux acteurs du Cloud Computing de se positionner en terme d’interopérabilité.

Quelle est la position de Microsoft ?

Steven Martin, marketing plate-forme Microsoft, réagit au “Cloud Manifesto” dans ce billet “Moving Toward an Open Process on Cloud Computing Interoperability”. Retenons cette position de Microsoft vis à vis de l’ouverture et de l’interopérabilité dans les nuages :

From the moment we kicked off our cloud computing effort, openness and interop stood at the forefront… If there is a truly open, transparent, inclusive dialogue on cloud interoperability and standards principles, we are enthusiastically “in”.

Here are some principles on the approach we think better serve customers and the industry overall:

· Interoperability principles and any needed standards for cloud computing need to be defined through a process that is open to public collaboration and scrutiny.

· Creation of interoperability principles and any standards effort that may result should not be a vendor-dominated process. To be fair as well as relevant, they should have support from multiple providers as well as strong support from customers and other stakeholders.

· Due recognition should be given to the fact that the cloud market is immature, with a great deal of innovation yet to come. Therefore, while principles can be agreed upon relatively soon, the relevant standards may take some time to develop and coalesce as the cloud computing industry matures.

Pour avoir un exemple d'interopérabilité en pratique de la Plate-forme de Services Azure, je vous invite à consulter ce WebCast réalisé durant les TechDays 2009 : Scénarios d'interopérabilité de la plateforme Azure en Java, Ruby et Cobol.

Par conception, la plateforme de services Azure est ouverte et accessible au travers des protocoles standards du Web (REST, JSON, AtomPub, SOAP). Après avoir présenté ces interfaces standards d'accès à Azure ainsi que des démonstrations Ruby et Java, nous proposons deux témoignages. Les étudiants de l'option Génie Logicielle de l'EPSI présentent la réalisation d'une plate-forme de partenariats de location de vidéos. La solution est mixte Java, .Net et Azure. Ensuite, la société Micro Focus présente sa stratégie Cloud Computing au travers de l'offre Enterprise Cloud Services qui permet aux entreprises de déporter et exécuter des applications COBOL sur Windows Azure. Ces présentations sont agrementées de démonstrations.