Bravo à Marité Duponcheel, de Ham-sur-Heure… ! Elle a remporté il y a quelques jours la finale de la Dictée du Balfroid, ce concours d’orthographe organisé par la Libre Belgique et la RTBF. Aucune faute ! Elle mérite bien sûr toutes nos félicitations !

 

Olivier Standaert, le journaliste de La Libre Belgique qui couvrait cet événement, m’avait interviewé lors de mon passage en Belgique, quelques jours avant cette finale qui a rassemblé près de 800 participants venus de tous les coins de la Belgique francophone, devant 3000 spectateurs. Les quelques lignes que ce journaliste a consacrées à nos travaux sur les correcteurs orthographiques et grammaticaux pour le traitement de texte de Microsoft Word sont accessibles ici, sur le site du journal. Comme je le signalais au journaliste, nous sommes parvenus à diminuer de 74% le taux de fausses alertes de ce nouveau correcteur orthographique français et j’ai traité précédemment sur ce blog des autres améliorations de cet outil (la féminisation des noms de métiers, les rectifications recommandées par les autorités linguistiques, etc.). 

 

Je me suis amusé à soumettre au correcteur de Word la dictée de la finale du concours. Le correcteur n’a fait aucune faute non plus! Ouf, l’honneur est sauf ! J Cela signifie en fait deux choses :

(a) le dictionnaire contenait tous les mots de la dictée, même les mots rares. Aucun soulignement rouge intempestif et donc aucune fausse alerte. Les fausses alertes sont toujours problématiques puisqu’elles irritent souvent l’utilisateur, comme on le sait.

(b) Aucun soulignement vert intempestif non plus, ce qui signifie que le correcteur grammatical ne s’est pas déclenché à tort. Ici aussi, on sait combien les fausses alertes de certains correcteurs ennuient l’utilisateur.

 

On ne peut bien sûr pas se fonder uniquement sur un échantillon aussi petit pour juger de la qualité d’un outil linguistique. Dans le cas présent, on avait affaire à un texte de qualité, ne contenant pas de faute, ce qui signifie que l’outil n’était pas supposé souligner quoi que ce soit. Pour avoir une idée complète de la qualité d’un tel outil, il faut aussi évidemment lui soumettre des textes comportant des fautes et voir s’il est en mesure de les identifier. N’empêche, j’en avais parlé au journaliste lors de l’interview : si le texte de la finale avait comporté des mots que notre correcteur ne reconnaissait pas et soulignait d’un beau trait ondulé rouge (ou vert), ce n’aurait pas été du plus bel effet… Comme on le voit ci-dessous, aucun problème de ce côté-là… Vous m’en voyez donc satisfait… J

 

 

 

 

 

Lors de ma conversation avec Olivier Standaert, nous avions également parlé des autres outils linguistiques mis à la disposition des utilisateurs de Microsoft Office. Il est ainsi par exemple possible de cliquer avec le bouton droit de la souris sur un mot apparaissant dans un texte traité par Word pour faire apparaître dans le volet de référence d’Office, outre les synonymes provenant du thésaurus, une définition et des exemples provenant du dictionnaire monolingue français d’Encarta. Si la Dictée du Balfroid est tapée dans un document Word, on peut directement consulter le dictionnaire, par exemple pour connaître la signification du mot cacochyme (= de très faible santé ; ex. un vieillard cacochyme). Le saviez-vous ? Il n’est pas nécessaire de se rendre sur le site web de l’Encyclopédie Encarta, en fait : son dictionnaire monolingue, ses dizaines de milliers d’entrées, de définitions et d’exemples sont directement accessibles depuis Word, comme le montre la copie d’écran suivante :

 

 

 

 

Le dictionnaire monolingue anglais d’Encarta est lui aussi directement accessible depuis le traitement de texte Word, même si vous avez une version française de Microsoft Office. Avis aux amateurs si vous doutez du sens d’un mot et … à vos plumes, si j’ose dire…

 

Thierry Fontenelle

Microsoft Speech & Natural Language Group