En revenant de vacances, je me souviens de l’un de mes retours précédents où une crise virale (Blaster, je crois) avait mobilisé l’ensemble des ressources disponibles de Microsoft France. Cette année, il ne se passe rien de semblable. Cela semble normal pour un grand nombre d’entre nous, mais, il est, tout de même, utile de le signaler tout comme il pourrait être utile d’apprendre, de temps à autre, que la plupart des trains arrivent à l’heure.

Que s’est-il passé depuis cette époque pas si lointaine où Microsoft faisait, plus ou moins régulièrement, l’objet d’articles dans les journaux ?

Entre temps, la sécurité est devenue une préoccupation qui traverse l’ensemble des différentes populations au sein de Microsoft.

Lors d’une discussion avec des collègues ou client, il arrive, souvent, que les évolutions de l’interface d’Internet Explorer ou de Windows Vista soient considérées comme mineures au regard des progrès apportés par Firefox ou MacOs. Pendant des mois, l’effort de développement a porté sur une partie invisible à l’œil nu : le renforcement de la sécurité des logiciels. La conséquence de ces efforts n’est pas visible sauf, si on réalise qu’il ne se produit plus de crises majeures comme je tiens à le signaler ici.

Je ne prétends pas qu’il est impossible d’avoir une crise majeure, mais que les systèmes récents sont nettement moins exposés. Les mécanismes tels que le contrôle du compte utilisateur (UAC pour User Account Control) limitent les risques de propagation de virus sans interaction de l’utilisateur.

Aux vues du nombre de fichiers PDF que je reçois sur certains comptes de messagerie, il semble que la cible ait également évolué : si le système et les applications Microsoft deviennent trop difficiles à exploiter, les auteurs de logiciels malfaisants se tournent vers d’autres cibles plus faciles et, également, largement utilisées.