Aujourd’hui se déroulait une présentation issue du Microsoft Management Summit (MMS), événement qui a lieu chaque année au printemps et concerne l’ensemble des produits d’administration système.

Bernard OURGHANLIAN, en tant que Directeur Technique de Microsoft France a fait une présentation essentiellement articulée autour de l’initiative pour les systèmes dynamiques (DSI pour Dynamic System Initiative).

Les présentations se sont réparties entre les aspects sécurité et administration de systèmes. Je suis resté sur ce dernier thème pour écouter Wally MEAD et Justin INCARNATO.

Une question dans l’assistance me conduit à une réflexion sur le niveau d’expertise des administrateurs. Bernard OURGHANLIAN présentait le résultat d’une étude sur le manque d’automatisation des tâches d’exploitation. Pour automatiser plus largement les tâches d’exploitation, il est, certes, nécessaire de posséder un niveau d’expertise supérieur à celui qui rédige une simple procédure d’exploitation et celle-ci est, elle-même, supérieur à celle des exploitants qui utilisent les procédures décrites précédemment.

Le principe de base de l’informatique est d’automatiser pour gagner du temps. Il arrive qu’à un certain degré d’automatisation, le coût de l’automatisation soit plus élevé que celui d’opérations manuelles. Néanmoins, comme l’indiquait l’étude citée par Bernard OURGHANLIAN, le niveau actuel des la plupart des organisations est très faible. Il conduit à un niveau d’indisponibilité élevé car il est impossible de garantir que les actions décrites dans des procédures sont appliquées à la lettre. L’utilisation de script permet d’augmenter la disponibilité car il est facile de vérifier leur bon fonctionnement dans un environnement de test avant de l’exécuter en production.

L’outillage livré par Microsoft dans ses logiciels permet un très haut niveau d’automatisation. Ce que Justin INCARNATO n’a pas montré dans l’utilisation de Virtual Machine Manager, c’est, par exemple, que la console ne fait que faciliter la tâche de création de scripts. Derrière chaque action, du script PowerShell est généré qui peut être récupérer pour une utilisation en dehors de la console.

Certes, PowerShell représente un nouveau langage à apprendre, mais il s’applique désormais dans un nombre de plus en plus grand d’applications et reprends des principes génériques que l’on trouve dans les langages de programmation de Microsoft, voire, ailleurs.

En matière de progression de carrière et de motivation des collaborateurs, il me semble intéressant d’offrir une perspective autre que celle de répéter des tâches facilement automatisables.

PS. Je n’ai pas vu Yann Gainche à cette journée, mais il a posté sur son blog l’information sur la disponibilité de nouveaux packs d’administration, dont celui attendu sur le système d’exploitation Windows compatible avec les paramètres régionaux français, dont la virgule comme séparateur décimal.