La session générale de Bob MUGLIA au Microsoft Management Summit évoque la gestion par modèle de l'infrastructure et des applications. Vous pouvez suivre la transcription toute en la regardant et l'écoutant.

La première notion de modèle citée est celle de l'Infrastructure Optimization Model (IOI) qui répartit le niveau de maturité des infrastructure utilisées et de leur mode d'exploitation sur 4 niveaux (basic, standard, rationel et dynamic). Ce découpage se traduit généralement par un point de vue sur l'informatique qui va de centre de coûts à avantage stratégique. La vision stratégique proposée par Microsoft, il y a 5 ans est, aujourd'hui, au milieu de son déroulement vers une informatique dynamique.

La virtualisation est très à la mode; en particulier, la virtualisation du matériel, mais de plus en plus, la virtualisation des applications. La virtualisation du matériel ne constitue, néanmoins qu'un moyen de mettre en œuvre une stratégie de gestion dynamique. De la même manière que le DNS est utilisé par l'Active Directory qui lui-même, lui sert de support, la virtualisation du matériel est un moyen et non pas une fin en soit.

Les gains obtenus par la virtualisation du matériel sont relativement faibles s'ils ne s'accompagnent pas d'un changement de modèle de gestion des systèmes virtualisés. Certes, l'installation et le plan de reprise sont simplifiés. De nombreux clients parviennent, aujourd'hui à installer d'anciens systèmes d'exploitation en environnement virtuel quand les machines physiques ne seraient pas reconnues par ces anciens systèmes. De même, la restauration d'un système est simplifiée par le fait que l'équipement matériel sous jacent peut changer, la virtualisation procure la fameuse couche d'abstraction dont Windows n'est pas parvenu réellement à faire oublier l'existence. Comme l'indique Bob MUGLIA, certains clients utilisent la virtualisation du matériel de manière à pouvoir répartir en fonction de la charge les systèmes virtuels utilisés sur différents ordinateurs physiques. De ce point de vue, System Center Virtual Machine Manager apporte une facilité d'exploitation qui est démontrée de manière explicite. Pour y parvenir, il a fallu, bien avant modéliser les exigences en matière d'occupation CPU, de mémoire et bien d'autres facteurs. Le travail conjoint de Virtual Machine Manager et d'Operations Manager repose sur des modèles communs.

La gestion par modèle continue dans la manière dont Microsoft propose l'installation de différents rôles de serveurs et leur intégration dans System Center Configuration Manager. Abordée de manière marginale, la gestion des configurations souhaitées ou Desired Configuration Management (DCM) repose également sur des modèles. Dans une famille de serveur, une configuration souhaitée est vérifiée et les écarts affichés.

Dans les perspectives envisagées par Bob MUGLIA, l'ébauche de la généralisation des possibilités de Microsoft Application Virtualization (ex SoftGrid) aux applications serveurs devra reposer sur des modèles de description des dépendances entre applications. Si avec tous ces modèles, vous continuez à gérer vos systèmes comme autant d'ordinateurs distincts, vous perdez vraiment beaucoup trop de temps !