C’est un fait connu, bien des personnes ont peur de monter dans un avion. Les statistiques ont beau être favorables, la peur de l’avion l’emporte sur la peur de prendre sa voiture ou le train.

Quel rapport avec l’informatique ?

Le modèle de l’informatique dans le nuage (cloud computing) se trouve en ce moment dans une phase critique où il doit rassurer. Ses utilisateurs potentiels se sentent, face à cette solution, tout autant impuissants que lorsqu’ils embarquent en avion.

Leurs précieuses données ne sont plus sous leurs mains. Leurs administrateurs sont des concepts tout aussi lointains que ne peuvent l’être le commandant de bord ou l’aiguilleur du ciel.

Dans l’informatique aujourd’hui traditionnelle, quand bien même les équipes informatiques internes sont régulièrement accusées de perdre des données ou de performances variables, il est possible de les voir, de leur parler, de les rencontrer. Ce ne sont pas des vagues équipes lointaines, mais des noms, à défaut de personnes, tout du moins d’équipes organisées.

Les accords sur les niveaux de services peuvent être d’un flou certain. Les taux de disponibilités peuvent être encore moins mesurés ou affichés. Qu’une panne d’un service comme ceux de Google ou d’autres fournisseurs de services sur Internet intervienne et le sentiment se renforce d’avoir fait le bon choix de ne pas être passé sur Internet.

De ce point de vue, le modèle Software+Service proposé par Microsoft me semble laisser le choix d’externaliser les services souhaités ; ceux que l’organisation a le plus de mal à assurer. L’annonce, durant le MMS d’une offre de gestion des postes à travers Internet ne semble pas la moins intéressante. Le programme beta de l’offre System Center Desktop Online est en préparation pour un début en octobre 2009 et une disponibilité généralisée en 2010 pour sa version anglaise.