A la veille de la PDC’09, je passe le relais à Thomas Conté pour l’animation de l’actualité Microsoft autour du Cloud Computing.
Thomas sera sur place semaine prochaine, et l’actualité devrait être TRES RICHE !!!
Je vous souhaite de belles aventures dans les nuages.
Alors que le Cloud Computing approche du sommet du Hype Cycle selon le Gartner, les études pleuvent en ce mois d’Avril, et chacun de renchérir sur les définitions possibles du Cloud Computing mais aussi des écueils à éviter. Pour parfaire vos réflexions autour du Cloud Computing, je vous recommande donc la lecture de ces documents :
- Security Guidance for Critical Areas of Focus in Cloud Computing : on appréciera l’architecture proposée par la Cloud Security Alliance qui détaille ce à quoi il faut s’attacher en terme de sécurité selon que l’on est dans un contexte IaaS, PaaS, et SaaS et que son Cloud est public, privé, géré (managed), ou mixte (hybrid). De plus, les enjeux en terme de gouvernance, contrats, stockages, contrôles sont bien énumérés.
L’étude met par ailleurs en évidence qu’en fonction de sa taille, une entreprise devrait tantôt s’intéresser immédiatement au Cloud Computing, ou bien plutôt se concentrer dans un premier temps sur l’optimisation de ses propres data centers (notamment en mettant en oeuvre une infrastructure virtualisée et optimisée), voir la mise en place de private clouds (voir mon prochain billet sur le sujet et l’annonce de Microsoft : Cloud Computing Benefits (Private & Public clouds) :
At the 10th annual Microsoft Management Summit this week in Las Vegas…Private clouds. Applications are traditionally run by on-site servers. By employing techniques such as virtualization, automated management and utility-billing models, IT managers can evolve the internal datacenter into a “private cloud” that offers many of the performance, scalability and cost-saving benefits associated with public clouds. Microsoft provides the foundation for private clouds with infrastructure solutions to match a range of customer sizes, needs and geographic regions.
La toile s’est enflammée depuis Jeudi à propos d’un document à paraître ce lundi 30 mars intitulé “Open Cloud Manifesto”. Si tous les acteurs du Cloud Computing s’entendent à reconnaître une nécessaire interopérabilité des technologies du Cloud Computing, plusieurs voix se sont élevées pour contester le Manifesto et/ou annoncer qu’elles ne le ratifieraient pas.
Update : Estimant pertinent les arguments d'Amazon et de Microsoft notamment, plusieurs organisations se sont retirées du Manifesto. Si bien qu'au final, Amazon, Google, Microsoft, SalesForce et le CCIF (Cloud Computing Interoperability Forum) n'apparaissent pas parmi la liste des signataires. Pour autant ces organisations ont à nouveau souligné leurs initiatives et engagement pour un Cloud interopérable.
Qu’est-ce qui était contesté au juste ?
En premier lieu, le processus d’élaboration de l’Open Cloud Manifesto est remis en question. Le document aurait été rédigé par un petit groupe d’industriel, et il aurait été demandé aux signataires potentiels de l’accepter tel quel sans réelle possibilité ni processus pour l’amender ultérieurement. Pour couper court au débat sur le contenu de ce document “secret”, Geva Perry a pris les devants en publiant le manifesto dès Vendredi. Seule la liste des sociétés signataires demeure donc secrète, plus pour très longtemps : elle sera dévoilée Lundi sur le site http://www.opencloudmanifesto.org/.
Update : Soulignons l’amende honorable de Reuven Cohen sur un sujet aussi en vue et polémique, au travers du billet “Microsoft / CCIF update”, (CCIF = Cloud Computing Interop Forum).
“Going forward we will try harder to make sure there are clearer lines of communications in place to avoid this from happening again.
In our discussions it remains apparent that Microsoft was and still is committed to an open cloud ecosystem.” – Reuven Cohen - Enomaly
Par ailleurs, plusieurs sociétés dénoncent que c’est aller à l’encontre de l’innovation dans les nuages que de promouvoir des règles et processus de normalisation dans le cas d’une technologie qui est encore à l’état de devenir. Et certains de pointer du doigt l’expérience des spécifications WS-* !
Remarque : GoGrid estime à plusieurs centaines le nombre de standards nécessaires pour couvrir tout le spectre du Cloud Computing.
“One of my main takeaways from the CCIF meeting in January however was the notion that there are possibly hundreds of necessary standards. With so many constituents (applications, platforms, infrastructure, resellers, vendors, ISVs, and more) we have a lot of ground to cover in the coming years to make cloud standards work.” - Randy Bias - GoGrid
Quel bilan tirer de ces premiers jours ?
Il y a fort à parier que ce premier éclat n’est qu’un prélude aux nombreuses discussions à venir autour de l’ouverture des technologies du Cloud Computing. Si vous êtes présent au Salon Linux semaine prochaine, une table ronde est dédiée sur le sujet “Cloud Computing : l’opensource à la rescousse”.
En l’occurence, ce Manifesto aura eu l’avantage de mettre en lumière le besoin d’interopérabilité dans les nuages, mais bien plus, il aura permis aux acteurs du Cloud Computing de se positionner en terme d’interopérabilité.
Quelle est la position de Microsoft ?
Steven Martin, marketing plate-forme Microsoft, réagit au “Cloud Manifesto” dans ce billet “Moving Toward an Open Process on Cloud Computing Interoperability”. Retenons cette position de Microsoft vis à vis de l’ouverture et de l’interopérabilité dans les nuages :
From the moment we kicked off our cloud computing effort, openness and interop stood at the forefront… If there is a truly open, transparent, inclusive dialogue on cloud interoperability and standards principles, we are enthusiastically “in”.
Here are some principles on the approach we think better serve customers and the industry overall:
· Interoperability principles and any needed standards for cloud computing need to be defined through a process that is open to public collaboration and scrutiny.
· Creation of interoperability principles and any standards effort that may result should not be a vendor-dominated process. To be fair as well as relevant, they should have support from multiple providers as well as strong support from customers and other stakeholders.
· Due recognition should be given to the fact that the cloud market is immature, with a great deal of innovation yet to come. Therefore, while principles can be agreed upon relatively soon, the relevant standards may take some time to develop and coalesce as the cloud computing industry matures.
Pour avoir un exemple d'interopérabilité en pratique de la Plate-forme de Services Azure, je vous invite à consulter ce WebCast réalisé durant les TechDays 2009 : Scénarios d'interopérabilité de la plateforme Azure en Java, Ruby et Cobol.
Par conception, la plateforme de services Azure est ouverte et accessible au travers des protocoles standards du Web (REST, JSON, AtomPub, SOAP). Après avoir présenté ces interfaces standards d'accès à Azure ainsi que des démonstrations Ruby et Java, nous proposons deux témoignages. Les étudiants de l'option Génie Logicielle de l'EPSI présentent la réalisation d'une plate-forme de partenariats de location de vidéos. La solution est mixte Java, .Net et Azure. Ensuite, la société Micro Focus présente sa stratégie Cloud Computing au travers de l'offre Enterprise Cloud Services qui permet aux entreprises de déporter et exécuter des applications COBOL sur Windows Azure. Ces présentations sont agrementées de démonstrations.
La communauté ZeCloud organise son 1er Azure Camp Mercredi soir. Ce sera l’occasion de pratiquer Windows Azure entre amis, avec la réalisation d’applications métiers opensource. Le camp débutera avec une présentation de l’actualité Azure suite à Mix’09.
ATTENTION : Pré-inscription obligatoire, via un mail à Azurecamp@zecloud.fr en précisant vos nom, prénom, société, email et téléphone.

Un grand merci à l’ EPSI qui héberge les Azure Camps.
1er Azure Camp le 25 mars sur le thème “Back From Mix09”
Voici quelques semaines (voir mois) que je dois publir ces articles d'introductions au Cloud Computing :
- Février 2009 : Offre et différentiateurs Microsoft
- Septembre 2008 : Fondamentaux, scénarios, comment se préparer.
- Avril 2008 : Le développement en environnement Cloud Computing avec les technologies Microsoft. Pour poursuivre, consulter cette synthèse InfoWorld : Developing Cloud Apps : What’s different ?
Bonne lecture… en attendant les annonces à l’occasion de Mix’09 le 18 mars.
Suite aux retours sur la preview de SQL Data Services, les équipes de développement privilégient désormais d’exposer une interface SQL over HTTP (TDS / T-SQL) plutôt que des API REST et SOAP exposant un paradigme ACE (Autorité / Conteneur / Entité). Cette ré-orientation permettra de stocker ses données dans le cloud Microsoft tout en conservant ses API programmatiques, et donc de réutiliser avec un moindre effort votre partimoine applicatif et SQL existant. Durant Mix’09 semaine prochaine, nous aurons le détail des fonctionnalités SQL supportées …
Si vous souhaitez exposer vos données hébergées dans le Cloud selon une architecture REST, les options sont désormais :
1. D’utiliser le stockage Windows Azure qui implémente un stockage simple (non relationnel) et exposé selon une interface REST native (Toutefois, plus simple à consommer avec un client ADO.Net Data Services). Par ailleurs, l’accès à cette API REST est limité à un seul compte authentifié.
2. De créer une API de Services Web REST sur Windows Azure au travers du framework .Net le plus adapté : WCF, WCF Rest Starter Kit ou ADO.Net Data Services. Et si vous souhaitez consommer ce service depuis Java ou PHP, je vous invite à consulter l’article MSDN Déploiement et consommation d’un service WCF sur Azure, proposé par Ronny Kwon.
7 mois après le lancement commercial aux états-unis, Microsoft vient d’annoncer la disponibilité en Europe de ses Services Collaboratifs à souscription par abonnement :
L’annonce est appuyée par le témoignage du responsable de la stratégie IT de GlaxoSmithKline (Ingo Elfering) qui motive le choix MSOL (Microsoft Online Services) pour 100.000 de leurs employés par :
- Une réduction de l’ordre de 30% des coûts,
- L’unification de la solution collaborative sur l’offre de Microsoft à la demande des utilisateurs
- L’attrait d’une solution hébergée pour que les équipes IT internes se concentrent sur le coeur de métier et les différentiateurs de GSK
Pour suivre l’actualité, dirigez-vous vers le blog TechNet de l’équipe Microsoft Online, et pour essayer le Service, rendez-vous sur le portail Microsoft Online. Pour plus de détail sur cette annonce, je vous invite à lire ce billet de Damien Caro.
Au cours de la session TechDays AZU304, nous avons pu entrer dans le détail de Windows Azure et vous faire part de nos premiers retours d’expérience. UPDATE : La vidéo et le support de présentation sont disponibles
En synthèse : L’infrastructure Windows Azure est optimisée pour l’élasticité. L’automatisation permet de s’affranchir d’une partie des tâches de gestion operationnelle, mais il est nécessaire en contre-partie de ne pas sous-estimer les tâches d’optimisation : un travail amont doit être réalisé en coordination avec les développeurs. De plus, il faut prévoir une montée en compétences spécifique pour la gestion du cycle de vie des applications.
Pour optimiser Azure, il faut bien comprendre ce qui se passe derrière la toile. Ainsi nous avons commencé par présenter l’essentiel des internes de Windows Azure durant 25 minutes :
- la constitution des machines virtuelles qui hébergent vos codes,
- orchestrées par la Fabrique (hautement disponible via 5 à 7 replicas)
- selon le modèle de Services que vous avez défini (nb de rôles, types, paramètres, structuration en update et fault domaines).
Ensuite, nous avons détaillé sur 20 minutes les éléments essentiels pour le développeur, à savoir :
- la gestion des environnements : pur Dev, pur Azure et mixte (Développement dans Visual Studio et accès au Storage d’Azure)
- la gestion des logs (niveau de logs, framework proposé et dump)
- la sécurité de vos codes : 5 niveaux de sécurité puisque votre code .Net est managé, avec une gestion adaptée des permissions d’exécution (mode dérivé d’ASP.Net Medium Trust), mais aussi de la sécurisation de niveau infrastructure (Firewall, Virtualisation, et filtre IP)
- la sécurité de vos données qui comprend l’authentification (via une clé de 256 bits et une signature HMAC SHA256) de toutes vos requêtes HTTP, une encryption de niveau transport (HTTPS supporté nativement), la durabilité (toutes vos données à savoir Blobs, Tables et Queues sont repliquées au moins 3 fois), et une surveillance de la détérioration (scan pour éviter le bit rot)
Dans la troisième partie de notre exposé, nous avons fait un inventaire des tâches nécessaires pour migrer et optimiser vos applications sur Windows Azure.
Tâches de migration
- Mettre en place son framework d’abstraction : Logs, configuration, …
- Prendre en compte le mode « Medium Trust » : Adapter ses services WCF
- Porter ses batchs vers le rôle « Worker »
- Porter son code natif : en attendant la prochaine version d’Azure qui supportera vos codes Win32
- Utiliser des providers ASP.Net adaptés à Azure : présents dans le Windows Azure SDK
- Revoir intégralement sa persistance : pour bénéficier de l’élasticité de Windows Azure. Si vous cherchez à préserver vos codes SQL existants, regarder plutôt du côté de SQL Services et de sa roadmap 2009.
Tâches d’optimisation
- Mettre en place des caches locaux
- Configurer ses Retry Policies introduites dans l’API d’accès au Windows Storage proposée dans le projet StorageClient du Windows Azure SDK. A adapter au fil de vos retours d’expérience
- Profiler son code pour économiser les ressources Azure utilisées et donc sa facture au final. Le profiler proposé par Visual Studio peut s’attacher à la Dev Fabric (billet de Régis Mauger sur le sujet).
- Informer de son état de santé pour tirer encore mieux parti de la Fabrique d’Azure.
- Persistance : Adapter le partitionnement de ses tables en fonction de l’évolution du volume de ses données, mais aussi gérer le versionning de ses tables. Enfin, penser à supprimer les messages incorrects pour éviter qu’ils n’engorgent vos queues en les plaçant dans une zone spécifique.
Synthèse des valeurs limites pour le stockage
- Tables
- Partitions : pas de limite durant la preview
- Propriétés de type String, Binary < 64 KB
- Entités moins de 255 propriétés
- Requêtes : Moins de 1000 entités retournées et moins de 4MB et timeout = 60 secondes
- Blobs
- 64 MB
- 50 GB par paquets de 2MB
- Queues
- Pas de limite en terme de nombre de queues
- 8 KB maximum par message
Si la plate-forme de services Azure sera disponible fin 2009, une preview restreinte a débuté fin Octobre 2008. En ce début d’année, faisons un premier bilan et osons quelques pronostics.
Quelle est l’utilisation d’Azure chez Microsoft ?
1. Les équipes R&D sont en train d’étendre plusieurs produits Microsoft par des services en ligne pour proposer des compléments de fonctionnalités tels que la Synchronisation de données, du Collaboratif, et l’accessibilité au système d’informations pour des équipes mobiles et/ou des partenaires… Une version Web de Microsoft Office a déjà été annoncée, d’autres annonces vont suivre selon Bob Muglia…
2. D’autres équipes vont plus loin en étudiant le portage de l’ensemble de leur code sur Azure. Le retour d’expérience de l’équipe Live Meeting est disponible au travers d’une vidéo…
Côté Entreprises, quels sont les premiers scénarios candidats ?
Selon Bob Muglia, les entreprises s’intéresseront dans un premier temps à Windows Azure pour leurs développements Web qui ont besoin d’être accessibles sur l’ensemble du globe.
La seconde opportunité concerne les plate-formes de partenariat cross-organisations : Supply Chain, B2B, EDI… où les problématiques d’authentification et de connectivité sont complexes, coûteuses, et longues à mettre en oeuvre. Windows Azure et les .Net Services (Access Control & Connectivity) présentent ici un intérêt évident.
J’ajouterais le scénario “Light Dev”, j’entends par là toutes ces petites applications (de quelques jours à quelques mois de développement, généralement moins de 50 jours). Ces applications sont un casse-tête pour les directions informatiques (“IT Headache”)
- tant sur les aspects maintenance (hétérogénéité des languages, AGL, environnements utilisés)
- que sur les aspects exploitation (hétérogénéité des environnements et runtime d’exécution).
En proposant une architecture de référence (Fabric) et une infrastructure hautement disponible, Azure intéresse les entreprises qui sont libres de tantôt acheter des applications (en mode SaaS et hébergée sur Azure), et tantôt développer des spécifiques hébergés sur Azure.
Parce qu’il n’y a pas de nouvelle année sans pronostics …
Je pense que nous verrons émerger courant 2009 des communautés Azure. Le coeur de des communautés sera composé de professionnels du Web et de développeurs passionnés, qui collaboreront à la construction d’applications opensource de référence et de modules techniques.
Le modèle économique : les professionnels proposant du service aux entreprises pour la mise en place d’applications Azure sur mesure et les passionnés proposant des applications simples, grand public, et couplées à des modèles publicitaires.
Premiers retours en France
Je constate qu’Azure génère beaucoup d’enthousiasme et fait actuellement l’objet de nombreuses expérimentations. Simplicité, et une robustesse remarquable pour une preview et étant donné l’envergure du projet.
Un seul bémol : la frustration des personnes en attente d’une réponse positive à leur demande de participation à la preview restreinte. Une remarque à ce propos : les SDK d’Azure (Windows Azure SDK, .Net Services SDK, SQL Data Services SDK) sont suffisants pour se faire une idée voire tester la plate-forme. Les trop rares jetons distibués lors de la PDC ne sont pas indispensables pour construire et tester des applications pour Windows Azure … Et patience … des jetons sont régulièrement transmis, certains de mes contacts en ont encore reçus semaine dernière.
Pour démarrer vos premiers développements sur Windows Azure, installer dans cet ordre : Visual Studio 2008 SP1 Web Express, le SDK d’Azure, les Azure Tools pour Visual Studio, puis l’Azure Training Kit.
Pour découvrir et approfondir Azure, rendez-vous sur les sessions du parcours Cloud et Azure des TechDays 2009.
Vous avez entendu parler d’Azure sans jamais oser demander de quoi il en retournait précisément. Je vous propose de faire le tour d’Azure en 3 vidéos, au travers des 5’ pour comprendre MSDN :
- Positionner l’initiative S+S, le Cloud Computing chez Microsoft, et Azure
- Pourquoi utiliser la plate-forme de services Azure : les scénarios pour les développeurs, pour les éditeurs et pour les entreprises
- Comment utiliser la plate-forme de services Azure : avec un zoom sur l’architecture de Windows Azure – la Fabric.

Michaël Manos - en charge des Data Centers Microsoft - présente le dernier cri en terme de Data Centers dans le billet “Our Vision for Generation 4 Modular Data Center”,
Il y a quelques mois, nous présentions le concept de C-Blox, conteneur mis en oeuvre depuis dans le Data Center de 3ème génération de Chicago notamment. Le C-Blox n’était pas novateur en soit mais la nouveauté résidait ici dans une expérimentation à une échelle plus large que nulle part ailleurs. Dans le cas de Chicago, tout le rez-de-chaussée est équipé de C-Blox.
Depuis, les équipes Data Center Services de Mike ont travaillé sur une vision encore plus modulaire du Data Center du futur, en élargissant le concept de conteneurs aux équipements électriques et mécaniques. En bref, trouvez-leur un terrain, les équipes de Mike apporteront au fil des besoins les ressources nécessaires à la montée en puissance du Data Center.
Cette vidéo qui se veut volontairement didactique illustre à merveille le concept de Data Center de 4ème génération en soulignant les bénéfices d’une telle modularité pour les offres de Services Microsoft : MSN, Windows Live, Office Live, Windows Azure et les Azure Services, Microsoft Online - BPOS, CRM …
D’ailleurs, Mike résume ainsi le cahier des charges tel qu’il a été exprimé dès l’origine de la vision Software + Services poussée par Ray Ozzie. Entre pas assez ou trop de ressources, c’est le nerf de la course aux Services pour les acteurs du Cloud Computing.
The worst thing we can do in delivering facilities for the business is not have enough capacity online, thus limiting the growth of our products and services. The second worst thing we can do in delivering facilities for the business is to have too much capacity online.
Au fait, avez-vous remarqué l’absence de toit ! Et oui, il semble que les études faites par les équipes de Mike démontrent que les toits ne sont plus nécessaires lorsqu’on adopte une stratégie orientée Conteneur. Cela n’est pas sans nous rappeler les concepts SOA : les services sont autonomes….
Fort d'une relation initiée avec Microsoft sur les aspects SOA et l'interopérabilité, l'EPSI Montpellier intègre un parcours Cloud Computing dans son option Génie Logiciel de dernière année. Les étudiants vont notamment réaliser un projet mettant en œuvre les technologies Microsoft pour le Cloud Computing dans un contexte d’interopérabilité Microsoft, Java et opensource : SQL Data Services, Silverlight Streaming, Azure, Silverlight 2.0, JEE, Visual Studio, NetBeans.
L’évaluation des élèves reposent sur leur capacité technique mais aussi sur des aspects communication autour du projet. L’une des équipes vient d’ouvrir son blog : “Qui a dit que les oiseaux ne savaient pas coder ?” Un second blog est disponible ici: "Projet Kumoe", et une troisième équipe se prénomme "A la recherche du Cumulo-Codus". La première phase du projet jusque mi décembre consiste en la proposition d'architectures répondant à la mise en place d'un réseau de partenariat autour d'une vidéothèque. La seconde phase jusque fin Janvier consistera en l'implémentation de l'architecture de référence retenue.

Sylvie Malézieux et Lucien Martos sont les deux sponsors de ce projet côté EPSI. Nous avons eu l’occasion d’animer des cours plutôt denses et passionnés :
- Le Cloud Computing et le SI
- Les Services dans le SI
- Théorie des Services Web et implémentation en WCF
- WCF avancé
- Comment interopérer avec Java
- Introduction à JAX-WS
- Introduction à Linq pour manipuler des données
- Consommer des services en Silverlight
- Principe de diffusion de flux vidéos de hébergement d’applications avec Silverlight Streaming
- La plate-forme de services Azure
- Tour d’horizon de SQL Data Services
Les travaux pratiques ont consisté en des exercices guidés d’une durée de 1h notamment :
- Produire et consommer des services Web .Net avec WCF
- Interopérabilité des services Web: .Net WCF et Java JAX-WS
- Développer des applications Silverlight : interface graphique, accès aux données, appel de services Web
- Développer des applications reposant sur SQL Data Services
Cyril Dehnin poursuit ses interviews de Guillaume Plouin, au programme de ce second chapitre sur TV4IT, la bureautique en ligne.
Au-delà des annonces Azure lors de la PDC 2008, pouvez-vous nous parler des nouveautés Microsoft en terme de suite bureautique en ligne ? A l'occasion de la PDC2008, j'ai découvert les offres Microsoft Online Services (BPOS) qui sont déjà disponibles aux Etats-Unis à savoir Exchange Online, SharePoint Online et Office Live. Et puis il y a des offres à venir avec une suite bureautique en ligne Office Web.
Voit-on déjà se dessiner une concurrence avec Google Apps ? Ma perception c'est que l'on peut comparer les 2 offres de Google (Standard Edition pour les PME et Premium pour les entreprises). Les équivalents seraient Office Live (déjà en ligne, c'est un lieu où on peut stocker ses fichiers, déporter ses applications, l'interface est encore un peu rudimentaire). D'un autre côté on trouve les offres Online, qui sont des versions hébergées des offres Microsoft Exchange et SharePoint. On peut s'attendre à une plus grande palette de fonctionnalités chez Microsoft.
Concernant l'offre de Bureautique en ligne de Microsoft, “Office Web” devrait arriver avec Office 14. Cette offre est très intéressante car elle est développée en Silverlight, ce socle devrait permettre une approche ergonomique très poussée. En bref, du minimaliste chez Google, et du très exhaustif chez Microsoft.
Au niveau timing, les offres Microsoft Online Services (BPOS) devraient être disponibles début 2009 en Europe.
De retour de la PDC 2008, Guillaume Plouin, directeur de l’innovation chez SQLI, nous livre son analyse d’Azure sur TV4IT, interview réalisé par Cyril Dhénin.
Guillaume s’est spécialisé sur le Cloud Computing avec une fondation sur l’offre SaaS de SalesForce. Je vous invite à suivre son blog Tendances IT.
L'interview est volontairement centrée sur l'annonce Windows Azure. Attention cependant à ne pas oublier les autres aspects de la proposition Microsoft et le Cloud Computing :
- Infrastructure as a Service (BPOS : SharePoint & Exchange on line),
- Framework as a Service ou Buildings Blocks (Azure Services : Live Services, .Net Services, SQL Services)
- et les applications SaaS (Windows Live, Office Live, Dynamics CRM).
Comment avez-vous reçu l’annonce Azure ?
Microsoft arrive plus tard que les autres acteurs sur le marché du PaaS (plate-forme as a service). Microsoft est néanmoins un suiveur intelligent. Azure est la plate-forme la plus complète sur la marché. Elle devrait notamment intéresser les entreprises. Peut-être que les autres vont réagir… attendons…Aujourd’hui Microsoft répond à une réalité : il faut intégrer le SI existant.
Qu’est-ce qu’une PaaS
Dans une PaaS, on trouve quoi : Persistance, Exécution, Intégration du SI, gestion des identités. Ces 4 couches Microsoft les adresse assez bien. Les autres ont aussi ce mapping, mais de façon moins compète.
Amazon : orientés sur l’exécution de VM, pas sur l’identité, ni sur l’exécution de code, c’est un système entier. SalesForce : a toutes ces couches, c’est du dev rapide, language particulier, APEX. Google : Capacité à stocker de grosses quantités de données, language en python, se focalise sur la très haute performance.
Comment se positionne Azure ?
Azure concerne tous les développeurs, les languages .Net, les languages natifs. On retrouve la cohérence de la plate-forme Microsoft.
J’ai débuté dans mes murs, l’application va pouvoir prendre la direction d’Azure sans difficulté ?
Attention, on est sur du Cloud, on vise la haute disponibilité, Le système de persistance assez particulier, ce n’est pas du SQL traditionnel. L’architecture sera à adapter. Néanmoins, Visual Studio devrait aider sur ce point.
Qu’est-ce qui vous a marqué ? Comment ça marche ?
Etonnant d’appeler ça Windows, c’est un environnement, des data-centers. Ca utilise HyperV, ca utilise Windows Server 2008-11-13 empilement de machines virtuelles.
Votre vision
Azure peut devenir un acteur rapidement dans les 1 à 2 ans qui viennent. Ce qui est très positif, c’est que Microsoft est sérieux sur le Cloud, ce qui donne de la valeur pour la proposition pour les entreprises.
A l’occasion de la conférence PDC 2008, Microsoft vient de dévoiler son offre pour les nuages: Azure Services Platform. Voici quelques mois que les rumeurs allaient bon train, et nous ne sommes pas en reste : la plate-forme est à la hauteur. Voyons plutôt…
Update : Ce livre blanc détaille Azure : Introducing the Windows Service Platform
Tout d’abord, les fondations. Windows Azure est une infrastructure hébergée dans les data centers Microsoft. Dans sa première version, cette infrastructure vous permet de déployer et exécuter vos applications. Ces applications sont limitées aux applications .Net pour la preview actuellement disponible puis viendra le code natif courant 2009. Dans une future version, vous pourrez déployer des machines virtuelles Windows Server 2008 sur Windows Azure, et les déplacer depuis et vers votre SI à demeure.
L’infrastructure Windows Azure permet d’encaisser de fortes montées en charge tout en assurant de la haute disponibilité pour vos applications Web. Les applications déployées sur cette infrastructure peuvent communiquer avec le monde extérieur (attention, les protocoles entrants autorisés sont limités à HTTP et HTTPS) et disposent d’un espace de stockage (blobs, structuré, queues).
Au niveau développement (voir le centre MSDN), votre application .Net implémente des rôles. Ces rôles sont activés au moment du provisionning de votre application par la “Fabrik”. Le rôle Web vous permet d’exposer des points d’entrée HTTP et HTTPS. Le rôle Worker n’a pas d’interface IP entrante, il est donc à l’écoute d’évènements sur l’espace de stockage.
Si vous souhaitez développer votre première application pour Windows Azure, télécharger le SDK et les Tools Visual Studio. L’environnement vous permet de créer des rôles, de tester et débugguer dans un runtime local qui émule Windows Azure, et enfin déployer via le portail Web de Windows Azure (une API de provisionning sera proposée ultérieurement).
Le second niveau de fonctionnalités de l’ Azure Services Platform correspond un ensemble de Services (Live Services, .Net Services, SQL Services, SharePoint Services, Dynamics CRM Services). Ces services respectent les standards Web, ils sont donc accessibles depuis toutes les plate-formes.
Concernant les .Net Services (Identité, Connectivité et Workflow), Microsoft propose un support de .Net, Java, et Ruby immédiatement (lire Interoperability with the Azure Services Platform)
FAQ
Quelle version de .Net propose Windows Azure ? il s'agit de .Net 3.5 SP1 sur Windows Server 2008